Quand l’art s’élève, la communication fait mouche

Est-ce que vous vous êtes déjà demandé comment avoir une grande force et un grand impact dans votre communication ?

Vous avez certainement envisagé toutes les possibilités classiques par exemple une campagne de communication à base de postes sur les réseaux sociaux. Soyons fous, des campagnes d’affichages, des publicités à la télévision, votre présence sur un plateau de télé !
Parce que vous avez envie de changer durablement les choses, d’avoir un impact très très fort sur la société, qu’il y ait un avant et un après vous. Mais si je vous demande au débotté de me citer une campagne qui a eu ce genre d’effet sur vous, un effet profond, seriez vous capable de me dire laquelle ? La réalité, c’est que vous n’en trouverez probablement pas. Parce que la majorité des bouleversements très fort sont liés à autre chose qu’une campagne de communication. Pourriez vous me dire qui vous a éveillé par exemple à la problématique du changement climatique ? Il y a plusieurs réponses possibles, bien entendu. Mais aujourd’hui, je pense qu’on peut toutes et tous être d’accord sur un événement arrivé en 2009 : Avatar de James Cameron.

Oui, un film.

Certes, un film au budget colossal, à la diffusion hyper massive. Un film qui a mis en lumière ce qu’on appelle vulgairement le réchauffement climatique et plus précisément la déforestation et comment des populations locales sont obligées de fuir leur habitat à cause de cela.
James Cameron avait l’ambition de faire un film de qualité, très technique comme il adore faire, avec un propos fort et très universel comme il sait faire. La saga Terminator parle de la course à la technologie et des effets néfastes sur la société. Non content d’avoir réalisé le film qui a rapporté le plus grand nombre de billets verts de l’industrie du cinéma (un peu moins de 3 milliards de dollars à travers le monde), il a éveillé nombre de conscience à l’urgence climatique.

Un film.

La seule campagne marketing ayant eu lieu fut celle qui servit à le vendre. J’aimerais m’appuyer sur ce simple fait pour exprimer mon point de vue sur « comment changer les mentalités et avoir un grand impact ».
L’art et la culture sont les meilleurs outils dont on puisse disposer pour ce faire. L’art et la culture sont des parents du divertissement. La voie de James Cameron, c’est le cinéma.
D’autres voies utilisent la photographie, la chanson, la peinture, l’écriture… Sans faire dans la psychologie de comptoir, je pense qu’on est tous d’accord pour dire qu’apprendre, c’est plus sympa quand on s’amuse. James Cameron a souhaité que son film ait un véritable impact sur les mentalités, sur la perception que nous avons du climat et sur nos actions au sens large sur la nature et notre environnement. Il n’a pas cherché à jouer les professeurs, il a tout simplement utilisé ses meilleures compétences : ses qualités de compteur. Il nous a permis de nous identifier à plusieurs personnages, de comprendre beaucoup de problématiques différentes à travers les yeux de toutes les factions en présence. Il nous a donné envie de nous intéresser à un univers sublime, envie d’aller vivre sur Pandora au point que certains spectateurs en ont fait une dépression qui s’appelle le syndrome de dépression post-Avatar.
Ce syndrome perdure encore de nos jours avec la suite de ce film, « Avatar, la voie de l’eau ». Quand on suscite un tel engagement, on peut légitimement dire qu’on a réussi quelque chose.

C’est là que je veux en venir.

Aujourd’hui, dans un monde où le divertissement est la norme (Instagram, Facebook, YouTube, jeu vidéo, cinéma…), et attirer l’attention des spectateurs, de nos prospects, des gens à qui l’on souhaite parler, c’est déjà difficile. Mais chercher à leur transmettre une information en plus, une information qui va les changer, les interpeller, voir les bouleverser, c’est gravir l’Annapurna. Et pourtant, pour amorcer ce changement que l’on appelle de nos vœux, c’est à peu près l’épreuve que nous devons franchir à chaque message. Nous ne pouvons plus nous contenter de juste dire au monde ce que nous pensons être important.
C’est en ceci que j’aime le cinéma. C’est un médium dont on peut citer des films extrêmement divertissants et d’autres films dont on peut dire qu’il marque durablement le spectateur après la fin de la séance, qu’ils soient divertissants ou non. Je vous invite à penser à ce que vous voulez dire et comment vous voulez le dire. Je vous invite à avoir l’ambition de toucher profondément votre audience. Je vous invite à trouver une voie qui n’appartient qu’à vous.

Votre voie.

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ALEXANDRE GODARD

M. Cinéma d’entreprise

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Carl Vambert
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